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samedi 12 mai 2012

Place Jemaa El Fna : décryptage


Place Jemaa El Fna en fin d'après-midi
La Placee Jemaa El Fna, on en entend beaucoup parlé, on la rêve, on l'idéalise mais qu'est-elle vraiment ?
Dans le guide "Itinéraires" publié par le Lonely, j'ai choisi quelques passages qui l'illustrent parfaitement.
J'ai également glané quelques belles photos de la place Jemaa El Fna à toutes les heures de la journée et avec tous ses acteurs.
Maintenant un peu de rêve...


Petite introduction : 
"Qu'importe si les Gnaouas font du business, tant pis si les porteurs d'eau ont l'air un peu kitsch et qu'ils gagnent davantage de dirhams en se faisant photographier qu'en vendant le contenu de leur outre. La grand place de Marrakech, celle que les marrakchis désignent simplement sous le nom de "La Place" et que les visiteurs recherchent sans cesse, tant elle est un point de repère inamovible, reste un lieu à l'attraction quasi magnétique. Un grand barnum, une foire, une arène. Un théâtre. Avec ses régisseurs, ses accesoiristes, ses stars, ses second rôles."

Faisons à présent un tour d'horizon de tous les métiers que vous pourrez trouver sur la Place Jemaa El Fna tout au long de la journée. Place vivante et diverse qui s'anime peu à peu tout au long de la journée pour finir en apothéose au milieu de la nuit... 

Petit Film de la jounée...



"Les vendeurs de jus : ils s'installent sur la place dés 9h. Ils s'installent sur "les côtés de la place, surélevés dans leurs roulottes installées à demeure, les marchands d'orange pressées à 3 dirhams le verre hèlent les passants. 


Les vendeurs de fruits secs : ils s'installent également dés le matin. "Les visages des vendeurs de fruits secs - dattes, amandes, abricots, raisins, figues - émergent à peine de leurs étals."



"Derrière, les cireurs de chaussures ont sagement aligné leurs boîtes de cirage, étalés sous les parasols leurs tapis élimés et leurs sièges branlants. Ils ont maintenant les yeux rivés sur les pieds des passants."





"Les Barbiers attendent les clients dans leurs fauteuils pour faire les premières coupes du jour; les herboristes ont installé leur fond de commerce à même le sol : indigo, encens, myrte, ambre, rose de Jéricho, gris-gris protégeant les maisons et leurs propriétaires du mauvais oeil, iguane du Sahara, mélange dépices aux vertus médicinales ou (plus souvent) aphrodisiaques."





"Un arracheur de dents vante son savoir-faire en exhibant un tas de molaires extraites des mâchoires de ses patients."









 
Il est à présent midi sur la place, de nouveaux acteurs prennent place...


"Les cartomanciennes ont installés leur stand sous des parasolsé





"Des femmes proposent de décorer au henné les mains des touristes."








"Quelques montreurs de singe débutent leur journée"










"Entrée en scène des porteurs d'eau. Leur numéro est une adaptation remise au goût du jour de l'oeuvre originale de leurs ancêtres."... "...nul doute que ces 'porteurs d'eau' gagnent mieux leur vie en se faisant immortaliser par des touristes en short qu'en vendant de écuelles d'eau tiède au goût animal."





"Un phrasé de flûte, le son mat d'un tambour étouffé. Puis une s'est lancée dans un monologue, qui s'est mué en dialogue avec l'arrivée d'une autre. Un peu de tambour, encore, puis tout s'est mis en place. Les trilles lancinantes des charmeurs de cobras, qui déroulent leurs anneaux luisant sur le sol de la place, emplissent tout l'espace."


15h30 : début de l'installation des restaurants


"Les 80 restaurants qui occupent tous les soirs le centre de la Jemaa El Fna sont installés en 1 heure. Guirlandes électriques, cuisines, tables, couverts... Tout doit être prêt à 17h pour l'arrivée des premiers convives."



"Dans un coin, les gnaouas enfilent leur Djellaba, se coiffent de leur calot à pompon, préparent leur tambours et crotals de métal. Ils prennent leur temps. Une fois la première note lancée, ils ne s'arrêteront pus."..."De longues heures d'une musiques hypnotiques sans laquelle la magie nocturne de Jemaa El Fna n'opèrerait pas."



A 21h...
"Le soleil, relâchant sont étreinte, a libéré les énergies de la pesanteur. Il est allé mourir, là-bas, derrière le minaret de la Koutoubia. Les lampions ont pris le relais".... "La grande scène brille maintenant de tous ses feux, le rideau est levé."







"on mange au coude à coude, sur des tables en métal recouverte de toiles cirées blanches qui reflèchent la lumière crue des ampoules de rues. Poissons, têtes de moutons, escargots remués à grand bruits de coquilles dans d'énormes bassines, poivrons et aubergines frites, oeufs, saucisses..."





"La transe et le kif ne font pas perdre la tête aux musiciens : à tour de rôle, l'un d'entre eux, au premier plan, fait la traque aux dirhams de ceux qui les photographient."




Minuit :


"La clameur est retombée peu à peu. Une flûte s'est tue, puis une autre, suivis des tambours et des crotales. Les restaurants ferment boutique, éteignent leurs braseros, chargent leurs carrioles, débranchent leurs guirlandes lumineuses."


.... "Pour quelques heures, elle devient une simple esplanade triangulaire, grise, vide, inerte. Le rideaux est tombée. Jusqu'à demain matin."




"Et quoi qu'il en soit, on reviendra. Jemaa El Fna est un aimant dont l'attraction est trop forte."





Les textes entre guillemets sont extraits du Guide "Marrakech - itinéraire" publié par le Lonely Planet.

lundi 30 avril 2012

A la découverte de Marrakech...

Au hasard de mes déambulations dans les librairies parisiennes, j'ai découvert ce guide de Marrakech qui ne ressemble pas aux autres.


En le parcourant, j'ai pu apprécier non seulement l'originalité des itinéraires marrakchis proposés mais aussi la fluidité de l'écriture.


Toutes celles et tous ceux qui connaissent et qui aiment Marrakech pour toutes les différences d'avec nos sociétés reconnaîtront sans nul doute l'ambiance si particulière de la ville ocre.


Pour vous donner envie de venir découvrir ou re-découvrir Marrakech, je me permets d'emprunter quelques phrases de l'introduction qui nous plonge tout de suite dans l'esprit de ce guide pas comme les autres...


"La première impression est confuse. Arrivant du ciel, on commence par voir la masse compacte de la Medina, ses contours couleur terre assez indéfinis, et les grandes artères rectilignes de la nouvelle ville qui semblent vouloir s'en échapper. Deux mondes. L'un imaginé jadis pour se protéger de l'extérieur, l'autre conçu plus tard en regardant un nouvel horizon."....


"... Marrakech ne se donne pas facilement au nouveau venu. Dissimulatrice, ensorceleuse, immuable et toujours en mouvement, elle se laisse désirer. Pour la comprendre, nulle autre solution que de se frotter à sa foule, d'arpenter ses ruelles, de pousser les portes de ses palais, d'user le pavé de ses places soûles de chaleur. Marrakech appelle à l'errance. Il faut accepter de s'y perdre. Ceux qui jouent le jeu sont rarement déçus."...


Je vous donne rendez-vous dans mes prochains post au fur et à mesure de ma lecture pour vous faire partager quelques morceaux choisis.


Pour découvrir ce Marrakech si bien décrit, je vous donne rendez-vous chez moi, au Riad Azenzer pour passer quelques jours au coeur de la Medina et des Marrakchis.


Extrait de l'introduction de "Marrakech - Itinéraires" de Jacques FERNANDEZ & Olivier CIRENDINI" publié aux éditions Casterman.





mardi 27 septembre 2011

Les jardins de Marrakech

Cyber Park Marrakech
Ils font la fierté et la joie de Marrakech et leur entretien si soigné fait maintenant partie d'une tradition séculaire remontant à l'époque des Almoravides. En réalité, aujourd'hui, il n'y aurait peut-être pas un seul palmier à Marrakech si ces souverains n'avaient pas commencé à en planter. Depuis, les parcs se sont multipliés et personne à Marrakech ne s'étonne de voir qu'un jardin, au même titre qu'un monument, vante des origines aussi anciennes. Nous vous recommandons, en outre, les Jardins de Majorelle, situés au nord-est du Guéliz. Réalisés dans les années 20 par le peintre français Jacques Majorelle et uniques en leur genre, ces jardins sont composés de bougainvillées, de cocotiers, de bananiers, de palmiers ainsi que de plantes exotiques et rares. Certaines d'entre elles ont même d'étranges aspects presque menaçants. 
Jardin Majorelle - Marrakech
Les Nombreux Jardins de Marrakech : 
  • La Menara Agdal
  • Jnane El Harti 
  • Jnane Es Sidi 
  • Arset Moulay Abdeslam
  • Arset el Bab Er Rob 
  • Le jardin exotique 
  • Le Jardin Majorelle
  • La palmeraie 
  • Oliveraie de Bab Jdid.
 
Marrakech est située dans une grande oasis, au milieu d'une plaine fertile, mais n'est pas traversée par des oueds. Pour irriguer Marrakech, les almoravides ont d'abord utilisé la technique des Khettara, qui permet d'exploiter une nappe phréatique au moyen de galeries drainantes.
Les almohades développèrent ensuite cette technique et utilisèrent également la dérivation des rivières proches par des grands canaux, ou séguias, dont le canal royal Al-Yaqûbiyya sur une distance de 90 kilomètres. 
 
La Menara se dispute avec le minaret de la Koutoubia, le titre du monument emblématique de la ville. Construite sous le règne des Almohades, le bassin central est augmenté d'un jardin ceint d'une muraille en pisé de quelques 4km de longueur. Le pavillon aux airs presque toscans a été bâti en 1886.
Aujourd'hui, cette immense oliveraie et son bassin d'irrigation forment un grand laboratoire botanique.
L'accès se fait depuis Bab el-Jedid par l'Avenue de la Menara, en petit taxi ou en calèche. 

Dans le Parc de l'Agdal, situé derrière le Palais Royal, s’étendent les vergers de l’Agdal où, au gré des saisons, les orangers, les figuiers, les grenadiers, les oliviers se chargent de fruits.

L'Oliveraie de Bab Jdid 180 ha d’oliveraie en plein cœur de la ville se verra investie par un concept de plastique de l’espace qui veut allier la tradition culturelle à l’ergonomie architecturale du paysage. L’ensemble du Parc a été conçu selon la géométrie classique d’un jardin islamique, il est défini par la forme caractéristique du Tchahar Bagh (en persan : quatre jardins) qui est à l’origine de l’identité architecturale des jardins islamiques à travers le monde. 

Le Parc Arsat Moulay Abdeslam, récemment réhabilités en Cyber Parc par Maroc Telecom à l'initiative de SAR la princesse Lalla Hasna, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, conjugue harmonieusement traditions culturelles, patrimoine naturel et nouvelles technologies».
Jnane El Harti - Marrakech
Riche de 300 ans d'histoire, Arsat Moulay Abdeslam appartient au patrimoine de la ville de Marrakech. Elle tire son nom du Prince alaouite Moulay Abdeslam, homme éclairé, poète et écrivain du XVIIIe siècle connu pour ses nombreuses contributions en faveur de la préservation du patrimoine culturel marocain. 

La palmeraie de Marrakech, avec ses 14 000ha, et ses 100 000 pieds, était sans conteste la plus luxuriante du Sud marocain. Irrigués par un ingénieux système de canalisations souterraines alimentées par les nappes phréatiques, les jardins et les vergers abondaient entre les palmiers dattiers. 
Malheureusement, la vétusté des canalisations, la terrible sécheresse de ces dernières années, et l'appétit sans cesse plus vorace des promoteurs immobiliers ont sérieusement endommagé le site.

Lors de votre séjour à Marrakech, prenez le temps de découvrir quelques uns de ces parcs et d'y découvrir les arbres endémiques.

vendredi 2 septembre 2011

Les trésors de la Perle du Sud

Depuis bientôt un millénaire, Marrakech resplendit. L’originalité de la ville tient principalement à son effervescence et aux activités qui l’animent. La population grouille dans les souks jours après jours, et se rencontre le soir autour d’un couscous ou d’une bonne tanjia, sur la grande Place Jamâa El Fna. Marrakech, c’est une destination soleil et farniente, mais c’est aussi et surtout, un lieu d’interactions et d’histoire. Et ce, depuis bientôt un millénaire... 
 
La meilleure façon de comprendre la ville ocre, est probablement de la visiter. Dans la Médina comme aux alentours, des édifices se dressent et nous raconte le passé de cette  agglomération unique. On se prend à rêvasser dans les Palais El Badi et Bahia, et on respire avec plaisir le parfum des plantes du Jardin Majorelle. On imagine la ville à l’époque des Saâdiens en observant leurs tombeaux, et on découvre les Septs Saints en découvrant leurs tours. On se promène tel des étudiants de l’époque dans la Medersa Ben Youssef, et on se cultive dans le grand musée de la ville. Le dimanche, on se repose, près du bassin de la Menara ou dans le fabuleux petit jardin de Dar Si Saïd... Les lieux historiques ne manquent pas. Ils nous offrent histoire, émerveillement et loisirs variés. La ville se vit dans sa diversité, au même titre que les dynasties qui l’ont, tour à tour, marquée de leur empreinte.
Les lieux phares de Marrakech forment l’essence même de la ville. On les respire, on les admire. Leur découverte nous change et nous fait mieux comprendre pourquoi la Perle du Sud porte si bien son nom. Véritable trésor en plein coeur du Maroc, la ville ocre ne laisse personne indifférent. Et si vous n’y croyez pas, faites le test, juste le temps d’une visite.

mercredi 13 juillet 2011

Les 7 saints de Marrakech

Sebaat Ourijal : les 7 saints de Marrakech attirent les pèlerins mais qui sont-ils ?
Le Riad Azenzer est situé au 109 derb Sebaat Ourijal (rue des 7 saints), lieu de passage des pèlerins venus d'Afrique, d'Arabie et d'ailleurs pour célèbrer ces personnages.

Un peu d'histoire pour comprendre ce pèlerinage :
Il  y a environ 300 ans, le sultan Moulay Ismaïl de Marrakech, trouva une idée pour faire face à l’influence grandissante des sept saints Regraga autour d'Essaouira. Sept saints furent donc choisis, ayant pour seul point commun d’être tous enterrés dans la ville ocre. En 2005, à Bab Doukkala, sept tours furent construites en l’honneur de ces sept hommes, qui représentent tant l’histoire que la culture la ville de Marrakech.


Qui sont les sept saints de Regraga ?

Ces sept hommes étaient des chrétiens qui, lors d’un
voyage à La Mecque, rencontrèrent le Prophète Muhammad (saws), qui leur enseigna l’Islam. Convertis à cette nouvelle religion, ils retournèrent au Maghreb pour la rependre et diffuser son message. Ils s’installèrent alors dans la région d’Essaouira, où ils commencèrent leur mission. Ces sept sains sont : Sidi Ouasmine, Sidi Said Essabek, Sidi Aissa Boukhabiya, Sidi Yaala, Sidi Saleh, Sidi Boubker Achemasse et Sidi Aissa Mouloutad. Le pèlerinage des Regraga perpétue le daour, la visite des tombeaux de ces Sept Saints fondateurs de la confrérie des Chiadma, situés dans l’arrière-pays d’Essaouira.

Qui sont les sept saints de Marrakech ?

Tous ces Saints étaient de grands savants en théologie islamique ou de grands mystiques soufis. L’un d’entre eux se distingue cependant dans l’imaginaire des gens: Sidi Bel Abbès Sebti, considéré comme le véritable saint patron de la ville (Cet homme est le plus invoqué et vénéré : Les marchands de beignets lui dédient le premier fruit de leur travail et les paysans, leur première gerbe de blé). Voici une brève présentation de chacun des walis de la ville :

Sidi Youssef Ben Ali :
Aussi appelé : Abou Yaakoub Youssef ben Ali.
Origine : Yéménite, de Marrakech.
Education : Il fut le brillant élève du Cheikh Abou Asfour.
Signe particulier : Atteint de lèpre, il garda pourtant jusqu’à sa mort une immense foi en Dieu.
Mort en : 1196 (593 de l’Hégire).
Enterré à : Inhumé à Bab Ghmat.

Cadi Ayyad Ben Moussad :
Aussi appelé : Abou Al Fadl Ayyad ben Amer Ben Moussa Ben Ayyad Ben Mohamed Ben Abdellah Ben Moussa Ben Ayyad Al Yahsob OU « Cadi de Grenade ».
Origine : Yéménite, originaire de Sebta.
Education : Eleve de Abou Abdellah ben Issa, de l’Imam Abou Abdellah ben Hamdine, de Abou Al Hassan ben Siradj et l’imam Abou Al walid Ibn Rochd.
Signe Particulier : Il est le plus célèbre des doctes du malékisme en Occident musulman : son amour du Prophète exprimé dans son ouvrage « Al-Chifaa » et sa rigueur orthodoxe lui
valent son titre de saint.
Mort en : 1149 (544 de l’Hégire)
Enterré à : Enterré près de Bab Aïlen.

Sidi Bel Abbes :
Aussi appelé: Abou el Abbas Ahmed ben Jaafar el Khazraji.
Origine : Originaire de Sebta.
Education : Disciple de Cadi Ayyad, Sidi Bel Abbas se lia aussi d'une grande amitié avec Averroès, avec qui il partageait ses idées.
Signes Particuliers : Il a vécu pendant 40 ans dans une grotte sur une colline du Guéliz, sans jamais pénétrer dans la ville. Il passa sa vie à soigner et défendre les faibles et les aveugles. Sa Zaouïa fait partie du pèlerinage des Regraga.
Mort en : 1205 (601 de l’Hégire)
Enterré à : Enterré au cimetière de Sidi Marouk, près de Bab Taghzout.

Sidi Ben Slimane :
Aussi appelé: Sidi Mohammed ben Slimane ben Said al Jazouli.
Origine : Originaire de Souss.
Education : Il fut inscrit à la Médersa Essaffarine de Fès où il excellait dans les hadiths.
Signes Particuliers : Il est le fondateur du soufisme marocain en vue d’une mobilisation contre l’invasion ibérique.  Il est l’auteur du célèbre recueil de prières «Dala’il al-Khayrat »
(les chemins des bienfaits).  Il décéda en train de faire la prière.
Mort en : 1465 (870 de l’Hégire)
Enterré à : La zaouïa Jazoulia est au nord de la médina, à proximité de Dar-el-Glaoui.

Sidi Abdelaziz Tebbaâ :
Aussi appelé : Abou Fares Abdelaziz.
Origine : Marchand de soie originaire de Fès.
Education : Principal disciple de Sidi Ben Slimane.
Signe Particulier : Il propagea l’éthique soufie dans les corporations d’artisans.
Mort en : 1508 (914 de l’Hégire)
Enterré à : Enterré non loin de la Mosquée Ben Youssef.
Sidi Abdellah El Ghazouani :
Aussi appelé: Moul El Ksour
Origine : Originaire de la tribu Gazouane.
Education : Après avoir poursuivi ses études à Fès puis à Grenade, il s’installe à Marrakechpour compléter sa formation auprès de Sidi Abdelaziz Tabaa.
Signes Particuliers : Le Sultan Sidi Mohamed Cheikh, l'incarcéra à Marrakech, jaloux de sa
bonne réputation auprès du peuple. Il sera libéré quelques années plus tard.
Mort en : 1528 (934 de l’Hégire)
Enterré à : Il est enterré non loin de la Mosquée Mouassine.

L’Imam Souheili :
Aussi appelé: Abou el kassim, Abou zaid Abderrahmane ibn al Khatib Abou
Amer ben Abi al Hassan Asbagh ben Houssine ben Saadoun ben Redouane ben Fattouh Souhaili.
Origine : Originaire de Souhail, près de Malaga.
Education : Fut ramené d’Espagne par Yacoub El Mansour.
Signes Particuliers : Il est connu pour sa poésie soufie et son ouverture d’esprit à un moment de forte censure religieuse.  Les étudiants n’ayant pas de mémoire se recueillent souvent sur sa tombe.  Il a rédigé deux chefs-d’œuvre : l’un sur les noms propres des prophètes cités dans le Coran, l’autre sur la biographie de Sidna Mohammed.
Mort en : 1186 (582 de l’Hégire)
Enterré à : Il est enterré près de Bab Robb.


Comment s’effectue le pèlerinage ?

Le pèlerinage se fait suivant un parcours circulaire qui renvoie à la circonvolution autour de la Kaaba lors du pèlerinage à La Mecque. Le
circuit dévotionnel emprunte une route immuable à travers la médina, du sud-est au sud-ouest, en passant par le nord. Il commence le mardi pour s’achever le lundi suivant, chaque jour étant réservé à un wali (ou saint).

La « ziara » s’effectue dans l’ordre suivant :

Sidi Youssef Ben Ali -> Mardi
Cadi Ayyad -> Mercredi
Sidi Bel Abbès -> Jeudi
Sidi Ben Slimane -> Vendredi
Sidi Abdelaziz Tebbaâ -> Samedi
Sidi Abdellah El Ghazouani -> Dimanche
Imam Souheili -> Lundi

Extrait de Made In Marrakech (le site des bons plans à Marrakech)

mercredi 29 juin 2011

L'aéroport de marrakech

Les touristes arrivant à Marrakech ont souvent en tête mille et un lieux qu’ils souhaitent visiter durant leur séjour. De la place Jamâa El Fna aux traditionnels souks : la ville ne manque pas de sites atypiques, qui la rendent si attractive aux yeux de tout un chacun. Pourtant, il est un endroit de Marrakech, par où ils passent tous, souvent sans y porter grande attention. L’année dernière, ce site a accueilli plus de trois millions de visiteurs et de nombreux films y ont même été tournés. Marrakech Menara a d’ailleurs été élu par le magazine new-yorkais « Travel and Leisure » comme l’un des 13 plus beaux aéroports du monde. Retour sur un monument souvent ignoré, mais essentiel à la ville et son activité.

Variations de lumière

A trois kilomètres de la Medina, une structure originale se dresse sous le ciel bleu. Réalisé en onze mois seulement, cet édifice s’étend sur plus de 15 000 mètres carrés. Mis en service en 2005, et avec un de ses deux terminaux réaménagé en 2008 (et partiellement alimenté en énergie solaire), l’aéroport de Marrakech Menara s’inscrit dans la modernité. Un projet de construction d’un troisième terminal est d’ailleurs prévu pour 2012, de façon à atteindre une capacité totale d’accueil de 8 millions de passagers par an. D’autre part, la structure est habillée de panneaux d’aluminium et la couverture reçoit 72 pyramides, verrières photovoltaïques fournissant une partie de son énergie.

Mais cette architecture contemporaine créée par Abdallah Elghrari, Serge De Pretto, CR Architecture et Patrick Puyo, nous rappelle aussi, au travers des motifs décorant ses vitres, l’art marocain classique. Les sérigraphies qui les ornent, font écho au moucharabieh, ce balcon fermé par un grillage dans l’architecture arabe, qui, disposé devant une fenêtre, est utilisé pour observer ce qui se passe dans la rue sans être vu, et rafraîchir son logis. A l’aéroport, si l’utilité n’est pas la même, cette décoration des vitres (que beaucoup comparent à une dentelle) crée des variations de lumière impressionnantes dans l’espace, et rappelle le côté traditionnel du pays.

lundi 13 juin 2011

Dar Ennassim : Un dîner étoilé à Marrakech

Si Marrakech offre aujourd'hui plusieurs grandes tables marocaines et françaises et quantité de lieux festifs, rDar Ennassim Marrakech dans L'Esprit du Voyage de Marjorie Allessandrini.jpgestaurants d'atmosphère, cafés chics et clubs de nuit où la rencontre des saveurs concourt à la magie des lieux, la ville rouge a été jusqu'ici assez peu visitée par le Michelin. Et si de grands chefs sont convoqués pour donner du chic et de la crédibilité aux plus belles adresses (Yannick Alleno au Royal Mansour, Jean-Pierre Vigato à la Mamounia...), si les frères Pourcel séduisent par leur irrésistible cocktail « design sexy + ambiance festive + cuisine impeccable », Fabrice Vulin est jusqu'à présent le seul chef doublement étoilé, officiant réellement dans son restaurant. Dar Ennassim, dont le nom signifie tout simplement « la maison des saveurs » propose de très belles expériences.


Cette table exceptionnelle est au cœur du vaste domaine du Palmeraie Golf Palace :  un ensemble qui s'est étoffé d'année en année et comprend aujourd'hui plusieurs hôtels de style et de taille variables, des restaurants  (dont El Karmoussa, table marocaine du même Fabrice Vulin qui a eu la sagesse de s'entourer de femmes gardiennes de la mémoire culinaire du royaume),  des bars branchés, des villas de luxe autour d'un golf paysagé de toute beauté, un excellent spa, et même une école de majordomes !
Dar Ennassim (www.pavillonfabricevulin.com) propose régulièrement des soirées spéciales. J'ai eu la chance d'assister le 1er juin dernier à un exceptionnel « dîner étoilé ».
Favrice Vulin Dar Ennassim Marrakech dans l'Esprit du Voyage de Marjorie Alessandrini.jpgPour l'occasion, Fabrice Vulin, qui cultive ses racines savoyardes - c'est un enfant de Serre-Chevalier- et qui a fait ses classes auprès d'Anne-Sophie Pic à Valence, a invité deux maîtres-cuisiniers de sa région :   Jean-Pierre Jacob, le chef du Bateau Ivre, magnifique Relais & Châteaux en balcon sur le panorama unique du Lac du Bourget, deux étoiles au Michelin, et Jean-Jacques Noguier, une étoile pour la Ferme de l'Hospital à Bossey (Haute Savoie). Soit, en tout,  cinq étoiles pour un « dîner à 6 mains » comportant 6 plats.  Les produits de la région y étaient mis en vedette dans un contexte de haute gastronomie à la fois simple et sophistiqué, parfois dans un esprit « fusion », et non sans une pointe d'humour.
Des exemples ? En direct des parcs à huîtres de Oualidia, les délicieux mollusques à la saveur délicate étaient servis pochés sur une préparation de pomme de terre, artichaut violet et chou fleur, agrémentée d'une cuillerée d'œufs avruga (des œufs de hareng fumé préparés façon caviar).
Les grosses crevettes charnues de Dakhla étaient accompagnées d'un gyoza (ravioli chinois) de petits pois au citron confit (du Maroc) et d'une sauce vierge au pois. Plus classiques, le saint-pierre et son fondant d'aubergine, le filet de bœuf avec polenta et jus aux morilles, la nage de fraises et son sorbet au citron... Mais particulièrement remarquable, le fromage servi sous forme d'un « nougat de roquefort au mendiant » servi avec une compotée d'abricots secs et une ultra-légère « croustille » de pain.
L'important, c'est qu'en dégustant ces créations parfois inattendues, on ressentait vraiment l'impression que les chefs s'étaient amusés à concevoir et réaliser ces plats. Un vrai plaisir, d'autant que ce repas de fête, exclusivement - et généreusement- accompagné de champagne Pommery (brut pour l'ensemble du dîner, rosé pour le dessert) était rythmé par un trio jazz, et surtout par la voix de Pamela Knight, chanteuse américaine à la voix de velours et à la plastique imposante moulée dans un fourreau argent très Harlem années 1930. Le bonheur pour les convives qui avaient payé environ 110 euros tout compris. On comprend que Dar Ennassim ait ses habitués, qui aiment prendre un verre en terrasse en fin d'après-midi et apprécient la magie nocturne de cette très agréable « maison des saveurs ».


Source : http://evasion-voyage.blogs.nouvelobs.com

jeudi 17 mars 2011

Marrakech la ville ocre


Ici le temps s’arrête. Ici les couleurs changent. Ici n’existe que bruissement du vent dans les feuilles, gazouillis des oiseaux, senteurs enivrantes des jasmins, chèvrefeuilles, des célèbres roses de Marrakech et autres bougainvilliers. Ici Marrakech n’est que paix, beauté et recueillement. Plus loin encore s’étendent les vergers à perte de vue, ou, au gré des saisons les arbres se chargent de fruits aussi exquis que beaux : oranges, olives, figues, grenades.
Cette ville légendaire située à la croisée des anciennes routes caravanières est devenue le temple du commerce et de l’artisanat. Son nom évoque sa Médina avec tout ce que cela comporte comme métiers. Eternelle comme les neiges des sommets de l’Atlas qui l’entourent, Marrakech est une ville ensorcelante où un passé millénaire resurgit.

Marrakech, est longtemps restée la rivale sudiste de Fès en tant que capitale impériale. Marrakech s'étend sur une vaste plaine - "du Haouz" - encerclée par sept kilomètres de murailles rose-rouge en "tabiya", un mélange de sable rose local et de chaux. Cette couleur couvre les monuments de cette ville ainsi que ses habitations anciennes et modernes, ce qui vaut pour la ville comme surnom "Al Hamra" (la rouge).
Les remparts furent érigés en 1126/27, pour remplacer la barrière de ronces qui protégeait le premier campement almoravide. Les premiers sujets almoravides incluaient des tribus de l'Atlas, des nomades du Sahara, diverses peuplades africaines et maghrébines vaincues ainsi que d’anciens.

Marrakech s'éveille. Comme chaque matin depuis 800 ans, avec les mêmes inflexions chantantes, l'appel du muezzin résonne du haut des 70 mètres de la Koutoubia, le phare
spirituel de Marrakech. Le soleil se lève sur Marrakech. Une foule bigarrée envahit les rues tortueuses de la médina. Des hommes se pressent vers la mosquée Ben Youssef, accolée à la médersa Ben Youssef, l'un des plus remarquables monuments de Marrakech, gigantesque et superbe école coranique fondée par le sultan mérinide Abou El-Hassan (1331-1349).

Amoureux de Marrakech, de cette ville si particulière, nous avons voulu mettre notre parfaite connaissance de sa spécificité à votre service afin de vous faire découvrir Marrakech autrement.

dimanche 6 mars 2011

Le Jardin Majorelle

Magnifique Jardin Majorelle...

Pour notre premier article sur les curiosités de Marrakech, nous allons commencer la visite par le coloré Jardin de Majorelle.

Un peu d'histoire :
Jacques Majorelle naît en 1886 à Nancy (France). En 1919 il s'installe à Marrakech pour poursuivre sa carrière d'artiste peintre, où il acquiert un terrain qui allait devenir le jardin Majorelle. Dès 1947 il ouvre les portes de son jardin au public. A la suite d'un accident de voiture, il rentre en France, où il meurt en 1962. En 1980 Pierre Bergé et Yves Saint Laurent rachètent le jardin et le restaurent. Au cœur du tumulte de la vie urbaine de Marrakech, le jardin Majorelle offre sa fraîcheur et sa tranquillité aux visiteurs. 

Notre avis :
Certainement le plus beau jardin de Marrakech.
Certes il vous coutera 40 dirhams (env. 4 EUR) pour le visiter mais sa quiétude et ses couleurs valent réellement le détour.

Un seul défaut... Sa taille ! Seulement une toute petite partie du jardin est mis à disposition du public donc on en fait vite le tour.
Mais en vous promenant dans les petites rues derrière le jardin Majorelle, vous verrez apercevoir quelques belles villas de la belle époque de Marrakech. Vous aurez d'ailleurs du mal à les apercevoir derrière les palmiers et autres arbres exotiques qui ont poussés patiemment pour toucher le ciel (ou presque...).

Une fois à l'intérieur, prenez votre temps...
N'hésitez pas à découvrir le petit musée d'Art Ismalique, tout juste restauré, qui abrite quelques petites merveilles d'objets marocain, maghrébins, Afrique ou asiatiques(tapis, bijoux, textiles...).
Laissez-vous emporter par la beauté de ces objets et imaginez leur histoire !

Une fois que vous aurez fait le tour du jardin Majorelle, que vous aurez admirer les objets d'art islamique et les peintures de Majorelle, rendez-vous au petit café du Jardin Majorelle pour y siroter un doux thé à la menthe ou encore déjeuner d'un plat né de la rencontre entre la cuisine marocaine et européenne.

Pour en savoir plus : http://www.jardinmajorelle.com

Une chose est certaine... Ne rater pas ce jardin lors de votre visite de Marrakech !


mercredi 23 février 2011

La naissance du Riad Azenzer


Après plusieurs années d'aller et retours intensifs entre la France et le Maroc, j'ai décidé de franchir le pas et venir rejoindre Said à Marrakech.

Je me suis vite sentie bien dans cette ville à la fois moderne et ancestrale.
J'ai alors réfléchis très très fort à ce que j'aimerais faire pour partager mon amour du Maroc et de Marrakech.
En me promenant dans la Médina, l'évidence est apparue...

Quel meilleur moyen pour partage que d'accueillir "à la marocaine" les voyageurs ?
C'était donc décidé... Il fallait ensuite que je me mette à la recherche d'un riad dans la Medina de Marrakech.
Un Riad le plus authentique possible qui reflète notre goût pour la nature et les merveilleux paysages du Maroc.

Après bien des visites : des riads en ruine, des riads trop précieux, des riads au milieu d'autres riads...
Nos pas nous ont menés vers le quartier du Moukef, au Nord Est de la Medina de Marrakech.
Le quartier du Moukef est très impressionnant car il bouillone de vie. On y croise les marocains de tous les jours, qui vivent dans ce quartier typique du Marrakech d'antan.
Ici, point de salut pour tout ceux et celles qui rêvent du Maroc des milles et une nuits... Vous êtes plongés rapidement dans l'ambiance marrakchie avec son souks, les cris des enfants qui sortent de l'école et les marocains qui vendent leurs bras à la journée (c'est d'ailleurs la signification du mot Moukef).

Après avoir traversés ce tumulte, nous nous retrouvons dans un charmant riad, les bruits de la rue s'estompant peu à peu dernière la porte et les murs.
Tout dans ce riad nous parlait : les murs recouvert en pisé, typiques des Kasbah du Sud de l'Atlas, la fraîcheur du mur de végétation surplombant la piscine, les chambres colorées et surtout.... la terrasse avec une vue imprenable sur les sommets enneigés de l'Atlas !

Et c'était parti !!
Après "quelques" démarches administratives, nous voilà dans les lieux.

Pourquoi ce nom "Riad Azenzer" ?
Le mot Azenzer signifie en berbère "Le Rayon de lumière"... Mot à belle sonorité et qui reflète parfaitement la belle lumière descendant sur la piscine et la patio du riad.

Voilà... Vous savez tout de la naissance du Riad Azenzer !
Bon début non ?
Maintenant venez vite le découvrir par vous-même...